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Le trésor des mots

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En cours de rédaction :

•  Lettres à la Pucelle, recueil érotique écrit dans un style ancien
(quelques extraits à la rubrique "Ouvrages érotiques")

•  Des lys sur les lèvres, jeux de rôles érotico-pornographiques

•  La soupe chaude et quelques couverts , recueil de nouvelles
(quelques extraits plus bas)

Délires oulipiens persos
(extrait plus bas)

Délires oulipiens sur des textes de poètes sérieux
(extrait en cours plus bas, vivez la conception journalière en ligne...)
Mesurez-vous aux délires oulipiens sur les fables de La Fontaine et proposez-moi vos textes. Je les publierai en ligne. Laura a presque terminé le sien : variation sur Le Corbeau et le Renard uniquement avec la lettre "e".

•  Jouir de la haine : poésie cynique, méchante, vomitive, ironique, cathartique hallucinatoire et déchirée…
(extraits plus bas)

•  Le sexe baroque a de la terre sur les épaules , textes lyriques

•  Les mots sur les traces (recherche de l'écriture sur la peinture), en collaboration avec plusieurs peintres Jean-Marie Louis, Manuel da Costa, Isabelle Côme.

•  Je transpire le lilas
(extrait plus bas)

•  Le schiste
(extrait plus bas)

•  Le beurre, recueil érotique
(quelques extraits plus bas)

•  Zécrits stupides mais sensés à l'attention du rat devil,
poésies idiotes
(extrait plus bas)

•  Le jus des mots,
poésie à fragmentation sonore
(extrait plus bas)

•  Bestiaire :
échanges sémantiques
entre un homme et une femme prénommée
Laura

(extraits plus bas)

 

Extraits du manuscrit (recueil de nouvelles) en cours d'élaboration "La soupe chaude et autres vaisselles" par Patrick Fraselle

Le petit sachet de lavande entre deux piles

« Lavande fanée bleue du Languedoc au loup » est la marque du fabricant. C’est ce qui est écrit tout petit juste en bas. Elle sent. Elle est sertie dans un petit sachet provençal orange et rouge géométré de petites lignes noires pour délimiter les losanges. Dans chaque losange, une toute petite abeille stylisée avec sur le dos les lignes parallèles. Il y a au-dessus un petit nœud comme pour ainsi assurer la bonne fermeture du sachet. Que l’odeur ne s’évente trop vite… Que les grains ne s’étalent… Ne se répandent… C’était un petit marchand à la cabane sans toit qui les vendait. Passant en voiture nous nous sommes arrêtés devant ce champ de lavande comme un infini de ciel avec un soleil à vous briser l’âme. C’est pour cela qu’il n’y a pas de toit. A cause du soleil ! Quel luxe pour les yeux ce mauve-bleu. Quelle paix et quelle douceur ce léger vent qui frisote juste les sommités fleuries. Bien sur nous avons fait une photo mais comment revenir chez soi avec toute cette beauté ? Avide, nous ne pouvions tout prendre, tout obtenir... Nous ne pouvions mettre tout ce champ en poche et l’appareil à photos a ses limites... Nous avons acheté un petit sachet. Le vendeur buriné de la cabane sans toit nous avait dit : « Achetez un petit sachet, c’est bon pour les moustiques et pour les mites de la garde-robe. » Sans doute voulait-il nous faire comprendre que c’était bon contre les moustiques ? Mais si c’est bon pour les mites ce sera bon pour le linge. En fait, ce sont des petits grains de lavandes sans les branches dont ce petit emballage délicat est rempli. Les branches qui se balançaient au vent mistral ont servi au recyclage. Nous avons acheté un petit sachet et, rentrés de voyage, nous l’avons calé entre deux piles de draps de lits brodés offerts par grand-mère. Nous avons pensé que la lavande et une grand-mère décédée devaient bien s’entendre. Nous sommes rentrés de voyage et nos yeux sont toujours très remplis de ce bleu de « Lavande fanée bleue du Languedoc au loup. » De temps en temps, nous glissons la main dans la pile pour saisir le sachet et respirer le souvenir... Notre grand-mère est décédée depuis peu de temps ; après plusieurs mois, le petit sachet rouge et orange avec des lignes noires, laisse aussi un peu de poussière bleu-gris sur les draps blancs…

 

Orphée et Eurydice, drame antique

pour Manuel da Costa, pour célébrer le nom de sa galerie, Orpheu

Orphée est orphelin d’Eurydice. Il est le félin fou de traces éperdues. C’est un dévoreur. Orphée est le dévot séducteur. Il encourage rameurs, immobilise les rochers, vainc les sirènes de sa lyre chantante. Adorateur de chair, de vérité. Orphée est amputé de sa douce. Orchite. Se retournant, il est dépourvu d’alter ego. Euphoniques râles de la lyre. Il délire. Il soupire. Il gémit du silence ou du fracas utérin. Sa souffrance est de marbre noir à rayures noires. Orphée est pétrifié en roc ruiniforme. L’absence, fleur de l’indice létal. Les larmes indiennes suivent le vol éternel. Pente. Serpette, mort et jouissance figurée. Défigurée. Tristesse gutturale. Serpent lécheur de pieds érotiques. Dégusteur. Tueur. Heure de fée mourante d’orgasme infernal. De sept à neuf cordes pour jouir l’accouplement. Le cœur rongé d’Orphée est comme la mer ronge. Cœur épongé. Spongieux du sexe. Eponge à sang. Cruelle. Rongé comme une larve ronge l’étoffe. Avec joie mortelle. Survie et dédain. Cynique vrille mandibulaire. Confort de résistance. Pleurs d’étouffoir. Loup sans femme. Indécente rixe de la croisée du fer. Chasteté de la soumission à Cerbère. Loup de jour perdu la nuit. Loup de nuit perdu le jour. Fendu d’espoir d’être contre. Luxure, dorure, enflures, gelures, boursouflures, brûlures : débat pour le sein odorant, veiné, sucré. Bleu de ciel. Coin de zeste luminescent. Lumière noire. Crucifixion de l’éther. But ultime inexprimable. Inexpiable. Astronaute de profondeur. Argonautes. Choriste du cœur. Gestation. Gestualité des sourires carquois jouant du lion. Cithare à neuf corps. Haine. Route de l’enfer relationnel. Raideur ou méfiance. Dé-fiance-toi, hoquet de ses doutes. Si tu l’aimes Orphée, boute le feu à la neige. Le cri dedans. Le cri dehors. La gorge en sang, hurle-le ton désir. Elle vit dans l’eau que tu bois la tête à l’eau. Exalte son âme à coups de dés, à coups de blés, à coups de lyre, à coups de dires, à coups de reins, à coups d’airain, à coups de mots, à coups de dos, à coups de silence, à coups de lance, à coups de coups... Sait-elle que le cœur est une terre ? Sait-elle que son bec est une soie ? Orphée, remonte le temps sur les chevaux de l’omission sacrée. Hors des flancs de la brebis grise, surgit-elle la Grande Ourse éteinte, vieillie par la douleur de connaître la valeur d’aimer ? L’or interdit des yeux en fusion. Lumière. Feu blanc. Voracité de ton impuissance. Brûle la confiance en toi-même; alors, unis-toi à sa mort qui est la tienne. La musique, Orphée sans avenir, te soulève le cœur. Ta douleur nue, bleuorragie du regard, hémorragie de l’âme dit qu’il est mieux de s’unir charnellement à l’espérance... Ruisselle-t-elle a cappella ? Alors ton amour est virulence…

 

La promenade

Il y a trois jours qu’on en parle. C’est plus l’idée de la promenade que la promenade elle-même qui est importante. Mais quand même, il ne faudra pas oublier les tartines, le Thermos de café et l’orangeade. Il fait beau depuis le début de la semaine et, maman a dit : « Dimanche, on ferait bien une promenade ! » Va-t-on aller dans les bois, c’est plus mystérieux et plus ancien que la promenade à la campagne. On peut aussi aller à la campagne, c’est de l’herbe et de la vie que l’on découvre tout de suite. Les bois sont plus sombres. Il faut chercher la couleuvre qui se tapit; et, l’écureuil coincé entre deux branches se moque de nous car il passe trop vite pour que l’on puisse le voir. Pourtant si l’on va dans les bois, je sais que papa prendra ses jumelles d’approche pour voir les écureuils qui se moquent des humains qui ne sortent que le dimanche… La campagne est moins préhistorique que les bois. L’odeur des bois a mille siècles. Elle vous pénètre les narines jusqu’au fond du cœur. Elle donne le vertige et nous fait dire : « Lundi, je change ma vie. J’arrête de fumer, je bois moins et je vais vers mes projets. » C’est tout cela que le parfum du bois donne. Une espèce de réconfort enivrant, une connexion forte, le sens de l’humour. Le sens de l’amour. Le séculaire. Les sens et l’essence. L’espoir. Tous ces terreaux apparemment morts nous grouillent la vie. Tous ces terreaux un peu âcres nous giflent quand on se souvient, que le dimanche, au lieu d’aller se promener dans les bois on regardait la télévision en couleurs. Mais, la dernière fois que nous avions été à la campagne, (bon, c’est vrai que nous avions maraudé des cerises si rouges que l’on s’était dit : En ville il n’y a plus rien de bon, tous les fruits sont verts dans les étalages. » Et puis, ma sœur et moi, avions découvert le long d’une clôture rouillée et un peu défaite, d’énormes champignons blancs, d’énormes vesces, au moins de deux à trois kilos chaque et d’au moins cinquante centimètres de circonférence chacune, mais nous étions plus jeunes) en courant, parce que j’étais gai et que je prenais le bon air, j’avais mis mon pied dans une bouse de vache verdasse. J’étais chaussé de petites sandales en cuir ocre et de petites chaussettes blanches. Je me sentais humilié. Je crois même que j’avais piqué un fard ? Mais là, je ne suis plus certain… Je me souviens qu’il avait été difficile de me laver le pied. Nous avions l’orangeade pour tout liquide. Heureusement, maman n’oubliait jamais le papier pour les besoins de la nature, comme elle disait. Mon dimanche fut un peu contrarié. Les bois sont plus préhistoriques, je pourrais mieux y cacher ma pudeur.

 

Extrait du manuscrit en cours d'élaboration "Je transpire le lilas" par Patrick Fraselle

Le démon tapote la tête
A un coin, le goût de vivre
L'indien a bouilli la censure
Le saumon pond son nid
dans la mine de chêne
Je lèche le sang-pénicilline
des renoncules, des capsules,
de l'anus des boutons d'or,
Je transpire l'arum, le lilas,
la menthe, la fraxinelle
Je suce l'étamine de la farce
en riant des sorcières
Je laisse l'asticot,
la puanteur,
la lente église,
la dent de houille,
le hurlement de la mouette blessée
Je mouille l'ancre
dans la joie :
labelle, lèvre,
eau de lavande,
lames et papilles


Extrait du manuscrit en cours d'élaboration "Le schiste" par Patrick Fraselle

pour Anne Dominé

Schiste fameux. Fière. Pierre à couches de silex. Moi ta montagne. Strate magique occultant le temps. Caillou(x) bleu(s). Souffre des mots. Ton mica. Mica de la lame reflétant la tige. Fier. Montagnes océanes. Crève-moi tes nuages. Pleure. Crie comme une truie. (Fais). Fais ma mie comme fruit sans temps. Pleure en mes mains. Grès du métal. Grêle létale. Soif de ligne-étoile. Ligne. Lignite. Ta ligne. Ligne de toi. Soif sèche de ton aligne. Marmot. Marmoréen. Mot du plaisir. Rot du désir. Vallée du dur en ta maligne. Dure. Lave. Là. La vallée avalée. Soleil. Pépite. Pépite de soleil dans la dent minérale. Ton râle en soleil. Voleur de mica. Mica de la lame reflétant la tige. Géométrie marine. Parfum oblong. Parfum blond. Boue. Chercher ton sexe jaune. Lécher. Limace. Fuir. Fille lasse. Sans bruit ton sang. Ton bon sang. Ton sang bis de ma langue. Ton sang ter. Ta terre à nourrir. Baise-toi en mire. Reste. Reste-moi. Caresse du miroir. Ton mi, mon roide rustre. Ton Roi. L’Oedipe troue l’usure. Œstrus. Le fruit de ton amer régente l’ostréiculture de la Grande Joute Marine. Ta couture. Ta suture. Ta blessure. Ta beauté et ta tristesse. Mon couteau qui t’écoute. Je te goûte. Mon couteau coupe. Mon tout qui égoutte. Mon loup te découpe. Le goût de ta goutte. Pisse la douleur et pleure en les mains. Meurs dans mes mains. Meurs en aimant. Chienne-toi. Réveille-toi. Veille-toi. Surveille-toi. Aime-toi...Veille-moi ton amour. Berce-moi. Mouille à la russe. Ruse à la rouille. Déverse-toi. Déverrouille-toi. Déverrouille-moi. Découle-toi. Fends-toi. Vis, explose, plie. Chante. Défends ta pute en toi. Repu. Repue. Repais-toi. Pue-toi. Rue-toi en paix. Pue-toi en rut. Ma chute. Ma pute à Roi. Ma pute à moi. Mon moi est ton toi. Mon toi est moi. Ton toi est dans moi. Ma chute d’émois. Mon rut pour toi. Masque ton détour dans la couche. Geins. Geins, crie, pleure, crache, roule, abandonne, lâche, lèche, arrache, crache, crie, crue, croque, liquéfie-toi, fie-toi, confie-toi, arrache, rage-toi, vide-toi, vis, ris, muse, mue. Murmure le râle. Crache. Sois ce fruit confié. Vitupère. Vocifère et fuis la vivote. Saigne. Vis. Si tu veux saigne mais vis.

Lis puis enlise-moi. Crache de l’amour. Crache ton amour dans ma bouche. Libidine-toi. Lie-toi. Lie moi. Lis-moi. Lie-toi à moi. Lie-moi à toi. Crève-toi. Crève-moi. Rêve-moi. C... rêve-moi. Rut est du sang. Le rut encens. Ton su. Ton rut sur. Ta censure. Ton ru(t) sans censure. Mon ut pour eau de ta chair. Fourreau. L’ode chère. Je t’intime, je t’aime. Je teinte ton intime. Je tinte ta clé-latine plaisir. Dans ton pli clos. Léchée quand tu ris. Je teinte mes rimes. Je te reins. Je te marine tel un bateau femelle. Je suis Marin. Pour toi j’atteins. J’atteins l’eau. J’atteins ton eau de l’océan. L’os océan. Le rose. Le rose de ton séant. Roseau. Rouge du coeur. Je te rouge, je te crouge et te croque. Rentre dans moi pour mourir, pour mérir, pour périr. Pour atterrir la mer. Rentre en moi pour souffrir ta joie. Pour choyer le soufre. Pour choyer (et noyer) le souffle. Pleure en latin. Pleure en mes mains. Pleure en catin. Pleure le matin. Fusionne-moi et hurle. Apaise-toi. Hurle. Apaise-moi.

Hulule.
Apaise-toi puis hurle encore.
Sur-hurle.
Hulule.

Dors. Tranquillise-toi. Va doux baiser(s). Dors. Dors comme de l’or. Baise. Baise en paix le bec de la chouette... Seule(ment) lèche-lui ses paupières. Crève tout doucement. Dans l’amour. Crève mais dans l’amour. Dans l’amour. Dans l’amour doucement. Dans l’amour. Dans l’amour.

Danse.
Danse l’amour.
Danse et doux l’amour de l’amant.
Danse doucement l’amour dans l’amant.

 

Séquence historique et présentation

Théorie et groupe littéraire de l'Oulipo ( acronyme d'«  ou vroir de li ttérature po tentielle ») est un groupe international de littéraires et de mathématiciens se définissant comme des « rats qui construisent eux-mêmes le labyrinthe dont ils se proposent de sortir ». Premier d'une longue série d'ouvroirs rassemblés sous le terme Ouxpo - prononcé «  Ou-X-Po  », le X étant généralement remplacé par une syllabe articulable -, l'Oulipo est une association fondée en 1960 par l'écrivain et poète Raymond Queneau et le mathématicien François Le Lionnais, d'abord instituée sous le nom de SLE (Sélitex : séminaire de littérature expérimentale). La première réunion de l'Oulipo eut lieu le 24 novembre 1960. Les membres se réunissent régulièrement pour réfléchir autour de la notion de « contrainte » et produire de nouvelles structures destinées à encourager la création. L'actuel président de ce groupe est Paul Fournel , le premier fut François Le Lionnais , puis Noël Arnaud

Cette association comprend des écrivains, dont les plus célèbres sont Raymond Queneau , Italo Calvino ou Georges Perec, mais aussi des personnalités ayant une double compétence comme le compositeur de mathématique et de poésie Jacques Roubaud ou de (presque) purs mathématiciens comme Claude Berge (développeur de la Théorie des graphes ). Considérant que les contraintes formelles sont un puissant stimulant pour l'imagination, l'Oulipo s'est fixé plusieurs directions de travail :
1. Un travail synthétique (synthoulipisme), qui consiste en l'invention et l'expérimentation de contraintes littéraires nouvelles, avec éventuellement un exemple de texte pour chaque proposition. 2. Un travail analytique (anoulipisme), qui consiste en la recherche de ceux qui sont appelés, avec humour, les « plagiaires par anticipation », soit un recensement de tous les écrivains qui ont travaillé avec des contraintes, de façon plus ou moins consciente, avant la création de l'Oulipo.

Les recherches en synthoulipisme constituent la face la plus connue du grand public et surtout la plus spectaculaire. Sont célèbres aujourd'hui par exemple la méthode S plus n (à partir de la « méthode S + 7 » mise au point par Jean Lescure dès 1961), la littérature combinatoire, qui permit à Raymond Queneau d'écrire Cent Mille Milliards de Poèmes mais aussi des poèmes booléens basés sur la théorie des ensembles ou des « poèmes à métamorphoses pour rubans de Möbius  ».

Les recherches en anoulipisme se poursuivent néanmoins, et l'on peut lire certains résultats de ces recherches dans les deux premiers ouvrages collectifs du groupe La Littérature potentielle (Gallimard, coll. Idées, 1973) et l' Atlas de littérature potentielle (Gallimard, coll. Idées, 1981), comme une « Histoire du lipogramme  » par Georges Perec (auteur du plus long lipogramme jamais écrit, La Disparition ).

Parmi les "plagiaires par anticipation" les plus importants, on trouve par exemple les Grands rhétoriqueurs du début de la Renaissance (fin du XVI ème  siècle ). Ils ont en effet expérimenté beaucoup des possibilités de la langue : jeux de mots, techniques lettristes et contraintes oulipiennes avant la lettre, par exemple des poèmes mots-croisés pouvant se lire dans tous les sens... Les premiers travaux de littérature potentielle ont été publiés par le Collège de Pataphysique, dont l'Oulipo est une sous-commission. Georges Perec a écrit son roman "La disparition" sans l'utilisation d'un seul "e" ainsi que ses dérivés.

 

Extraits du manuscrit en cours d'élaboration "Oulipiens persos " par Patrick Fraselle

Oulipiens sosrep

(seulement avec les voyelles « a », « e » et « i » dans le désordre)

La limace pleine de malice
Fait la mélasse enlacée
En sa mélisse lascive et lisse
Ainsi la lie de sa salace
Ennemie fait le lit ami
De la fille elle passe
Et ne se lasse de blé
La tasse de la cigale
cernée de réverbère
s'elle glisse

Délires oulipiens sur des textes de poètes sérieux
par Patrick Fraselle
(extrait en cours ci-dessous, vivez la conception journalière en ligne...)

(D'abord facile, sans grand risque : avec les voyelles "a", "e", "i", "o", "u"
dans le désordre)

La Corneille et le Sauvage

Missis Corneille, bien calée en son bois
Avait in si boc la mozzarelle
Sieur Sauvage, par la schlingue appâté
Lui tartine un peu ces mots-là :

"Hello ! Salut Missis d'la Corneille
Ma qué bê meuf, ké look d'enfer à gaufres,
Ké bê nana to plein !
No blala, ton cd en live cuicuitik
se rapporte à ton veston à tétons
T'es au top in des magazines à gazelles"

A ce dico li Corneille rit comme benêt des nues
Pi chanta la Traviata à loubard des bois
La mozzarelle fit du ski, parmi les limaces

Sieur Sauvage la flaira tomatée basilic pi jasa :
« Gentille Missis,
Savez que tout blablateur fait l'marché sur autrui
L'apprentissage égale un produit dérivé lait
Li Corneille to penaude se gratta l'tête à s'patte
Se dit : « J'vas refaire des courses chez Aldi »

(Très difficile : avec la voyelle"i" et "y")

Li Titi y li Tigri

Li Titi sitting in li simmit di l'if
Tint in is bic li p'tit Swiss
Li Tigri sinti l'frichti di si bills nirins
Lwi dit si bi disk :

"Hi, Miss il Titi
ki bi min di princ, ki bi min di rwi
Sin mi trimpi, vis bi vwi is i tip
di hit piridi di Brixillis
Si li trililiiiiiiiiiii di cd is issi in lif
Vis is l'ibis di li ifs di si bi bwi"

Li titi divint li nircis
Y tchinti li Mirsillis with i bwitifil lingwig
Li p'tit Swiss fi li ski pirmis li firmis

Li Tigri li mingi, y dit :
"Mi p'tit Titi
Ti si bin ki li nircis
Y pwirdi divin si ki dit :
"Ki bi min di princ, ki bi min di rwi"
Li Titi difi s'dit ki j'y swi biti
D'ji fri pi li trilili in bis
Pwi i fi li minchi pir i niw p'tit Swiss
ki il ichti chi li bitik ki ivri
jwir y nit"



(Très difficile : uniquement avec la voyelle"e")

Septembre 2012 prochaine version du Le Corbeau et Le Renard, élaboration en cours...

Le Merle et le Serpent

Chef Merle en hêtre élevé
Serre en bec sept vers très enflés
Chef Serpent le nez très tenté
Hêle à Chef Merle ces quelques termes

Hé, kzee kzee Chef Merle :
"Ké bê
à suivre...

Laura Bigattini

Le Corbeau et le Renard *

Chef Merle, en hêtre élevé
Serre en bec sept vers très enflés.
Chef Serpent, le nez tenté
Hèle chef Merle en ces quelques termes:
 
Hé! Kss...Ksss... Mec !
Quel genre ! Cette tête de métèque me rend fêlé !
Que je mente et Père m'éjecte en enfer.
T'es l'extrême des extrêmes, The QueenMerle de cette Terre !
L'ensemble en tweed ébène que t'emmènes de crête en crête est
le reflet des Ferré et Brel qu'égrène ce bec en crème.
 
L'esthète, bercé de ces termes, en perd cervelle.
Pressé d'exceller près de ce frère de bled,
serre le pet et redresse les pecs.
Desserrés, les vers se démènent et se jettent pêle-mêle en terre ferme.
Le serpent, le ventre ébréché, presque éventré,
crevé de lécher l'herbe en serre effet Shell,
se délecte de ce dessert en gelée de vers désertés.
Le sel perle tendrement de ses lèvres.
Même le pré ne regrette ce présent.

« Qu'Eve m'entende, de dent en dent,
tenté, je ne perds temps.
Je te zèle et t'encense,
te berne et te mens de verves en encre de fée,
Je déstresse tes détresses,
sécrète tes secrets,
vend en vent clément des dentelles légères que revêt les squelettes frêles,
et ce envers les règles que je me décerne.
Lequel de ces mets cernent mes sens éthérés ?
Lequel de ces mets pénètrent mes chères dents ?
Je le cherche et le prends des réserves de benêts hébétés
de mes termes en lettre déréglée, éventée, effrénée ,»

Gêné. Embêté. Blessé de ce verbe, le merle pressentant querelle,
se perche lentement en chêne et jette en pense-bête quelques préceptes :

1. Serpent en scénette est mégère en ses gènes.
2. Le prendre en berger c'est entrer en regrets
3. Préfère zeste de réserve que geste d'excès
4. Que cette bête sécrète, reste de gel.
… etc.

* Les quatre premiers vers sont de Patrick Fraselle

 

 

Jouir de la haine : poésie cynique, méchante, vomitive, ironique, cathartique, hallucinatoire et déchirée…

Voici, Pierre-Paul, en gage de mon amitié, 36 noms d'oiseaux

Pierre-Paul Fievet
Mère Poule Fébrile
Bière Molle Punie
Piètre Tôle Bouillie
Crève Conne Rouillée
Lierre Donne Finie
Hier Comme Fleurie
Terre d'Homme Pourrie
Fève Grosse Charpie
Bipède Bouchonné sur Lie
Chèvre Dicotylédone Rassasiée
Pachyderme Isotherme Moderne
Tertre Pervers Tiède
Pleuronectes Mâles Bouchés
Scarabée Rouge Inquiet
Pierre d'Azur Mielleuse
Père Chien Boueux
Verte Pistache Grillée
Brève Poule Mouillé
Plèvre Noire Ternie
Tétraèdre d'Époque Gothique
Camembert Flairant d'Asie
Ré dièse dissonant Magique
Tambour Major Bleui
Candélabre Funeste Nacroïde
Flibustier de Marée Haute
Bordel de Luxe Onéreux
Angiosperme Chlorophyllé Terreux
Réverbère Nuitard Triste
Cerbère Acerbe Imberbe
Grand Bonhomme Gileté
Lexicographe du Papier Encrabl
Hagiographe du Livre de Job
Belle Face Tannée
Tintamarre Goguenard Barbare
Pierre-Paul Fiévreux

Parler ?
Non beugler !
Comme
la brute, le balourd,
le courton, le cruchon,
le cornichon, le ganglion
Dindon de la force
Cerveau creux
useur de pneus
Faiseur de crachats,
le trou du cul
lui sert de bouche
la bouche
lui sert
de boîte à cul
Agiteur de porte-clés
fouetté de rires,
cochonné de Porche
Ce n'est pas du vent
qu'il véhicule,
c'est le vide
du lieu
sans embrayer

 

Extraits du manuscrit (recueil érotique) en cours d'élaboration "Le beurre"
par Patrick Fraselle

Les Habits Verts

Les grammairiens un peu fanés n’ont pas chaud aux reins et puent des pieds.
Devant eux, ne dites jamais :
« Bordel, aller au claque, gamahucher, jolie salope, petite cochonne qui sent le rut, putain qu’elle est bonne, lécher son miel de cul, jvaism’lafairenmengeantdesfraises, respirer sa raie forestière, semer mes graines dans son terreau, proute de foutre, péter sa rondelle, faire minette à ma nénette, niquer le trou de France de la trapéziste, suceuses de notaire, sodomite de mites, se faire pomper l’dard par la femme d’ouvrage après la cuisson du lard et autres mots salés enduits de vanille, de miel de sapine, et de liqueur de petites salopes qui aiment bien les grosses varlopes en bois de menuisier de Saint-Foutre-En-Cloque. »

Les Habits Verts ne le sont que du vestiment
Leurs queues molles sont aussi poussière
Que l’accord du participe passé
Ils n’ont la verve verte et, ne disent que des mots très sérieux
Qui retardent fort difficilement et vraiment
d’occasion l’érection du meilleur des cochons :

:« Poitrine pour gros nichons à sucer ; sécrétions vaginales pour miel de salope ; sphincter pour anus à dévisser et que j’adore lécher ; organes du goût pour ses lèvres et sa langue agile de grosse suceuse de gland et de buveuse de foutre à soldats ; membres inférieurs pour cuisses de panthère dont je ferais bien des ciseaux de tour de cou dans la jungle de mon lit ; postérieur pour petit cul en forme de noisette à fendre en deux ; onomatopées divers pour cris d’amour salaces dont je ne me lasse et me mélasse : oh oui, défonce-moi l’antichambre, plus vite dans mon bel anus, traite-moi de pute en chaleur, de chienne à militaires. »

Les vieux pères médaillés
Sont capable de vous empêcher
De forniquer les putains de Prague
Et d’ailleurs
De les savourer
D’aimer la vie
Avec votre vit
Ils draguent comme
Ils se mouchent le nez
Dans un petit carré brodé
Et, sperment sec du Jus dévot chrétien
Voilà du boudin

Comment bander
En lisant le mode d’emploi
D’un frigo ou bien
D’une machine à laver ?

« Placer votre poitrine sur sa poitrine pendant qu’elle desserre un peu les jambes mais pas trop, lorsque qu’il y a assez de sécrétions vaginales, placez votre membre durci dans le conduit creux de l’élément féminin et, imprimer sans violence un mouvement régulier. Si l’élément féminin prononce une onomatopée du genre grlllomf, cela veut dire que votre éjaculation à légèrement fait vibrer l’élément féminin et a touché les parois des muscles lisses de son vagin. Votre mission reproductrice d'avec l'élément féminin a enfin réussi. »

 

La leçon de mathématique

Le 69 n’est pas si simple
Il faut savoir compter d’abord
Il se pratique à deux
Et non à 9
Ou bien assise
Délicatement forêt
Sur languline
Ta bouche rejoint ma pine
Visage joli
Est rose de cette épine
Je suis sous toi
Dans les sous-bois
Je cherche la source
J’ai à boire, je n’ai pas faim
Je sais que le repas
se cache
dans la grotte
As-tu pensé au 96
Où chacun commencerait d’abord
Par lécher le trou du cul de l’autre
Avant de retrancher 27 ?
Histoire de voir
Du pays avant de boire
Plutôt pour toi
Femme de chiffres
Un peu anorexique
Tu vas maigrir
Je vais me tracasser
Quand tu auras repris forces
Nous ferons 62
À neuf
Pour varier

La praline

Il me manque un mot pour une rime
Je dois rimer praline
Je ne dors plus,
Je ne baise plus,
Je ne mange plus,
Je ne bois plus,
Je me tracasse,
Je m’étire
Et je grogne
Je m’étamine
Enfin, j’ai trouvé pine
Avec, je vais nous fourrer le sommeil

Le géranium

Seul et nu
Bien affligé
Dans un logis ténu
Je vais me branler
Godemicher tout cru
D’un phallus de bois lisse
Mon petit écu
Pour sentir plaisir malice
Décalotter mon diamant
Et, parsemer mes boules divines
De caresses doigt-incessant
Aussi faire trembler ma pine
Fermer les yeux
Penser à toi
Ailleurs partie faire un jeu
Qui me laisse chaud effroi
Je vais me toucher
Imaginer ton mimi des blés
Parti hôtel étranger
Pour ta bonne santé
Tu m’as dit :
« Ton sperme goûte le géranium. »
Je vise dans ma bouche
Cet éjaculat de minium
Je suis un peu louche
Quand je m’assaisonne

 

Le collier

Ma douce
aime les colliers
de perles de sexe
de cétacé
Autour du cou
près des seins
les yeux
mieux diriger
Alors que
parures lactiques,
tout simplement
poudrées de blancs
rubis secret,
comme l’indien
rouge clitorien
valent mieux
que l’oeuvre
d’un bijoutier

 


Extrait du manuscrit en cours d'élaboration "Zécrits stupides mais sensés à l'attention du rat devil, poésies idiotes"
par Patrick Fraselle

Anti-publicité à la con
Comment faire des économies  ?
Le chat mange des boîtes à chat
La vie est faite d'anagrammes
Ou de nanas lourdes
Car tous les chemins mènent à Rome
Si c'est l'ananas, la nana sent
Car tous les chemins mènent à l'arôme
C'est cul Eve dés
En un mot comme encens
Bon je m'égagare
L'anagramme de boîte à chat est
Chatte à bois
Si la chatte aboie
Elle peut se passer de nourriture
Pour chat
Pour ça
Que pour chat
Vous ne lui achèterez rien dans ce cas précis
Car dans ce précis cas votre chat
est…
Un chien
Et…
Un chat qu'est un chien
C'est un cas beau
Pour le véto à tit vélo
Il vous reste à faire
une dépression,
Une décompensation
psychotique tac
Vous contenter d'un chat qu'aboie,
Ou bien
allez vous plaindre
chez votre
fournisseur à chat
N'achetez plus de chat sur Télé-achat
Télé-achat n'est pas le spécialiste
De la vente des chats
qui regardent la télé
Ou donnez de la boîte à chien à votre chat
Hi, hi, hi, ha, ha, ha !
Pouf pouf !
Il se la marre belle, Pierre
Hi, hi, hi, ha, ha, ha !
Pouf pouf !
Salut
Con sommateur

 

Patrick Fraselle


Extraits du manuscrit en cours d'élaboration "Le jus des mots"
poésie à fragmentation sonore
par Patrick Fraselle


Two
Thé
Tue
Alitée ?
Habileté
De
Hâbleur
Blé ?
Ha !

Lys
Enlisé ?
Ho, hisse !

Parenthèses
Parents taisent
Pars en thèse
Parenté ?
Pas tenté
Par toi
Pars hantée

Réfléchi ?
Vous l’avez fait ?
Dans réfléchir, il y a :
reflet,
flèche,
fléchir,
réflexion,
ré,
chichi,
lèche,
chie


Aimez-vous Brahms ?

brâme

âme

Schubert ?

chou

berbère

chère

bouchère

Bach ?

beuaark

catch

Seau à paroles
peau à scaroles
pot à caracoles
appeau à casseroles
assaut à sa crolle
Maud à sa corolle

Défense de déposer Daisy, mon disc !
Défense d'idées posées désir Mont Dix !
Défense dix dés posés mon dire !
Défense dit, d'y pauser des hymnes d'indices !
Défense de déposer des immondes disques !
Défense dix pets dosés désir lisse d'ondée...

 

Bestiaire 1

La Lauralitude

Le rat a-t-il déplié ses épates et débouclé ses moustaches hors de son trou de sous rire ?

Habillé de sang jupe en se dé- robant aux volants  et préférant l'éternel Jean frise avec glace mais sans citrons trop risqués pour masquer son côté Cendrillon... entre deux gammes de couleurs d'œil ou de sons voilant le léger haut du corps beau.

Les games de tout bord, avec ou sans goût-leurre (ailleurs, l'égout et les couleuvres !) sont ou non des "games over".

L'heure a privé l'horloge de certaines secondes de temps masqué entre deux interstices de temps tentant confirmant une probable quatrième dimension et * tant va la cruche allo qu'elle se case si elle perd quelque Graham et pourtant qu'elle soit Bell ! Dans ce cas, il faut temps-léphoner.

L'aura flotte-elle entre deux mondes : l'un privé et l'autre privé privée ?

C'est private joke sans Joker pour de toute façon une jeu de cartes sans As.

L'or a tenté une rencontre d'argent mais sans côtoyer le bronze et le tout s'en est étain comme un métal ferreux sans pour autant ferrer le sabot du cheval des ondes du ventre humide rimé et rivé entre sel de langue et plage rêche comme un "étant" de liberté origin- elle ...

L'eau rare de Laura est allée à la recherche de la lame sans larmes et s'est taillée une transe de vent sans épithalame : chant nuptial sans nu dit, thé à l'amante et trop martial pour que Vénus rejointoie Mars. Ou, à la renverse. Où ? A terre à lit ou à mousse-humidité. Chatoie Mars-t-elle ?

L'orage de Laura est à l'eau sans les herbes fleuries dans lesquelles s'ébattent deux limaces sans glu en dessous du sommet du ciel de lit.

Laura ira-t-elle à l'eau sans ire comme l'aragne comme l'atèle, ce singe-araignée qui hésite entre féconder le ciel ou le sol et qui sans soins précis hésite éternellement entre la tête de ses pieds de danseur du vide ou les pieds de sa tête et, qui se gosse d'attelles imaginaires... Comme un simple enfant fâché ?

L'ô râle est par trop pas assez vocatif pour faire une vocation de sa gorge comme une glotte sans glose mais résumée à ses deux montagnes à tétins dont les tétons sont tentants mais patentés d'une marque de fabrication avec label mais sans labelle de la fleur de l'instant mouton qui fait la douceur de l'haleine des amants sans haine : c'est La Bêle et La Bête.

Pourtant chaque jour est bon pour jouir dans le près, dans le pré, sous ou non le cyprès, soûls tout deux sans souder pour au temps en d'abord dégustant la salve de tes cils comme la caresse de l'ébauche avant que je ne t'installe au sol avec une clé de fa qui fera des briques dans ton ventre-maison tout-terrain dont la suite de tes cuisses fauve te feront régurgiter une symphonie d'agrumes comme tes lèvres pour duo de musique de chambre en sceptre, en septuor, en sextet pour instruments à bouche avec clavecin bien tempéré.

Chaque jour est bon pour la Muse si tu bois la vie sans hic.

Laura, ouvre ton loquet !
La musique est sans hoquet sur le lac si tu te disloques ou déloques dans le luxe sans le lucre.

La lune te dit
Le marre dit
L'âme erre crue, dit
Le je dis, mmmm
Le vent dru te dit ?
Moi, ça me dit !
Si oui : je dis « manche ! »

De Vénus à Mars ça répare :
ainsi, honorent-ils le jour de la vie,
le seul jour de la semaine avec le lin pour
toute couche sans lin seul.

Patrick Phrases d'Ailes

(* avec la collaboration sémantico-praticienne de Jo Hubert)

 

Bestiaire 2

L'invitation au ne reste pas au rang qui sein titube Le Raki Turc !

J'aime manger épicé. Le « Je » n'est pas « Le jeu du dictionnaire » mais du missionnaire de mots-clés sur porte. Tu sous-portes la portée (avec bémols) de tes mots puis tu fuis par la fenêtre comme un trait de Ravel dans l'Infante Défunte quand tu as titillé le loup… hors de sa grotte puis qu'il te propose sa glose à l'aide de sa glotte glissante de suaves sensations sismiques à la mimique de l'or qu'elle aura ou non selon le cours du jour ainsi que les règles rouges de l'économie. C'est ma Mie, elle ne mange pas de pain. Elle fabrique du miel de lire(s) pour autant qu'elle rende la monnaie de la pièce sans délire de théâtre sans actants va la ruche à l'aube qu'elle y récoltent des e-miels. Le temps d'avaler une Friselle et de se fuir sans se donner. Ainsi elle se base sans lick et se contente de son temps mat.

Friselle-temps-mat-base-y-lick, ce mets italien alors que tu lis tes mots en mire roide ou bien en miroir plutôt que de lier tes liens au lit, des phrases avec zèle. C'est de l'auto-dégustation sans partage de tes années qui n'ont pas d'âges. Laura, l'aura pas ? Elle se met à part sur un quelconque Quai du Halage sans prendre de départ tout en jouant son dos aux dés avec d'improbables menteurs périmé d'utérus alors qu'avec le Loup zélé du zizi-gomme-à-tic elle pourrait aller prendre un thé russe ou encore vivre plus fort en ré-écrivant « L'âne nie aimer les sucettes à l'anis » comme le tissu, le serge, qui, a toujours un gain quand ils se bourre. Ou quand il l'a dégaine, le loup pour l'âme de sa louve-amie qui louvoye et qui nie au fond de son nid sans dimanche de « pleine-lune ». Un tien vaut mieux que deux tu Laura tien voilà un bout de daim… Tu peux manger, ce ne sera pas à ta fin !

L'épice est à dessein, à lape elle, pour pimenter les couvercles des claviers : fuir en rond d'un clavier à l'autre, c'est tourner carré. Le carré n'est pas le ronron de Vénus. Ni le carrons-nous dans un coin carré pour éviter le rond des flancs du loup qui chasse les moutons à cinq Pats. Passes-tu d'un carré à l'autre dans un jeu de marre- elle sans joie dont les chemins de craie se seraient doucement effacés par les bons ni menteurs rivant au sol la case ultime : la case ciel où tu pourrais caser ton cri chaud et rondodelinant en passant par le six puis par le n'œuf pour faire de la soie sentant le neuf plutôt que ronchone-rit et sans la magie de l'humide des lèvres indiennes scalpées de près pour que la langueur s'y attribue mieux comme des petits coups vifs pointus, tel un scalpel en diamant taillé doucement par les ans ? Parlez-en ! Perles humides à débusquer.

Si le Labello masque les lèvres, il enduit d'ennui les instants où tu pourrais aspirer le vent ou la baguette du chef d'orchestre pour un duo sans trille mais avec vibrato et trémolo comme dans le Boléro de Ravel qui a composé un lent orgasme de notes qui ne dénote en aucune façon mais qui glisse vers la chute ascensionnelle…

Si tu choisis le ré- pis ce n'est pas là que tu planques ton G. Point ? Dont tu es étrangère mais c'est bien sur le sol que l'œuf Fra son dodo en ouvrant les ailes du désir si tu « mi » permets de chasser ; et, à savoir qu'il n'y a pas de la place pour tout le monde et comme le dit la pubis-illicité : « La paire yen n'a pas deux. »

Dégraisser les luettes permettrait de savourer un petit repas pour y voir non Claire en plus mais Laura descendre de sa tour d'ivoire dont elle m'attribue la seule architecture alors qu'elle a acheté la sienne en faisant un prêt éternel dont le remboursement permet simplement d'user une vie sans l'utiliser à bon escient.

Laura qui Turque est fermé le mercredi mais est ouvert à toute(s) logorrhée(s) tous les autres jours de la semaine dont l'étang est compté quand il faut se jeter à l'eau, Bell ou non et, sans être à quelques Graham près… Et, il ne sera pas nécessaire de mettre allo le goret, le rendez-vous n'est cochon mais bien vivant mais peut dériver sur le lard s'il y a la pelle de la chère et, ils nous attendent sans tes lèvres phonées si par hasard elles émettent un seul son dont la couleur ne me fera pas avaler des couleuvres…

Patrick Frasque d'Elle

Bestiaire 3

Laura a réussi l'écrit quelquefois empêtrée dans un psittacisme dont le plumage n'a d'égal que le ramage : c'est le rat, mage enturbannée magicienne de la Terre de Sienne Brûlée. Rivée sans y arriver à son aura céleste riveté au sel de lit, de lire ce zoo-là en vingt-quatre veaux qui allument sa crèche dont la paille est une calèche pour le plaidésir en se découvrant et se découverturant. Ses membranes de ses soifs personnelles troquées du délires de ses mots-plumes qui se voudraient plus légers pour autant dès lors à, boire-lécher sa chaussure de vair dont la fourrure permet de prendre son pied délicieux dans ma langue : cerner divers vifs et vivifiants coups de langule plus loin de languline autour de chaque orteil tout et tendre plus proche du ventre. A linea verde, son ventre humide de mousse comme un repaire à régner telle « La Mouche du Coche ». C'est là que la fontaine a permis de décocher la flèche de Cochise, l'indien tendu comme arc à flammèches. C'est un reincendie.

Avaler un vit verre, un ver, un vers ou un vert en verve vertueuse vivifiante comme une verveine veinée non vénale vissée à son axe sans vices avec seules les vicissitudes de son vivier tel un Fantin Latour peintre des roses, des Rosa arrosées de la bouche aux lèvres. Ainsi, peut l'arroser l'aurore de Laura comme une mise à la campagne sans y glou (de re -boire sans dé- boire) ou ailleurs visiter la tour d'Yvoir près La Meuse et Le Bocq sertie entre deux lieux calmes sans danger(s) imminent(s). Fondera-t-elle sa pertinence pour laper la paire au lieu de se faire grâce sans la forêt de Logne où elle ne joue pas au, à, avec le Loup dans le château-fort en choisissant de rester près du maire de sa ville. S'y perd-elle ? C'est le « Sans Famille » d' Hector Malot ou le sang de ma fille de l'Hannibal Lecte(u)r qui fuit dans sa garenne telle la fourmi dans la ruche juste pour y dérober le miel sans y travailler. Ho ! Vous me faites grâce d'y aller à Logne, cher Saigneur ?

Entre deux séances de cinéma elle pourra croquer un esquimau sans devoir troquer pour autant son temps pour s'offrir un igloo perdue sur une banquise sans coq. Ou préfère-t-elle un Magnum, ce choco sans but dont les rares cow-boys s'étirent sans dégainer vraiment… L'important c'est qu'elle ait l'aise. La mâle aise. Dinde, grue ou perruche, le meilleur morceau du poulet dans ce cas de la poulette, c'est le sot-l'y-laisse. Combien de gus pour le déguster ?

Qui, mot-tiroir rare, auprès de ses lèvres scellées dont le sang-feu fait fondre la glace entre deux nimbés du cœur. En prononçant le « Tu » à l'autre, pour le féconder en taisant le « Je ». L'eau lustrale rare rassasie mieux ainsi le jeu du mictionnaire. Si elle sèche ses mots elle n'étanche plus la vie dont l'inondation ne place pas la tanche au menu. L'humidité doit se répandre en vase clos. Après le poisson, elle l'aura, l'occasion de reprendre du dessert si elle affûte et réfute son désert de banquise sans temps…

L'eau lustrale de Laura se masque quand "l'ho !" râle n'est pas encore passé dans un futur antérieur ou dans un passé -composé mais sûrement pas dans un plus-que-parfait ! Cherche-t-elle l'impératif ? Mieux serait le participe présent ! Perd-t-elle de vue que le subjonctif est subjectif sans pour autant prendre par les cheveux la langue de bois qu'elle fait sienne sans s'octroyer la terre de l'homme pour qui les sourcils sont les sus-cils de la fuite latérale mais d'un seul côté seulement. L'autre s'ouvrant au vide comme un nid sans taupe. C'est le manque de nidité qui fausse le stop des mots roides comme « mouroir » car une chienne vaut mieux que deux tu l'auras, à bon chat bon Laura, rien ne sert de courir il faut partir à ses tempes. Patrick qui roule de ses mets canines amasse sa mousse planquée dans son aurore beau Loréal quand ses cheveux son offert comme une offrande de caresse sans affres si affriolants. Fer à icelle comme le sabot à perdu son unique cheval car elle n'avait pas de trique sur ce qu'elle dit.

Leur Raki Turc est moins ouvert le maire cru dit il s'agira alors de ne pas manger cuit ni comme un oiseau mais est Patricable tous les autres jours de la semelle car ce n'est pas loin d'y aller en marchant la pensée possible dans sa tête qui s'appartient comme le clown appartient à sa roulotte et non à ce cirque-là qui lasse sans délasser les lacets de ses dessous qu'elle cache par-dessus.

Attend son à corps avec de commander le menu et par éthique marine il n'y a pas que de la sole avec nageoires intimes... La raie est au menu, la carpe est deve- nue muette, la truite s'anguille, le thon n'est pas de mise car c'est mieux le filet de perche pour tenter un lit d'algues : en attendant le bar est ouvert farci de légumineuses pour une mine heureuse. Le mineur de fond n'ira pas toujours au charbon car son chauffage centré se sentira comme une côte à l'os aux alentours de son squelette rendu muet. Comme rentrée, les fruits de mère sont de mise franchisés nature. Avant il faudra s'échanger la main de l'autre pour voyager sans carte géographique avant de se souffler dans les yeux.

Pas de Kriek Fard à Elle

 

Bestiaire 4

Déclaration à L.

L'épi à notes s'égrène après avoir cassé la graine et briser la glace de l'igloo. Si tu lis mes mots-mâles, tu les y glousses dans un te tes secrets défaits ou, antres ouvertes. Le pis à lait ne sera pas notre pis-aller mais une certitude sertie par ta confiante féminité infinie mais non finie, apeurée par le fil de la farce que tu dois dé-s-être pour te rencontrer. Chaque jour, a deux doigts de la semaine pour une rare qui vaut de l'or, qui fait de ses phrases, des turqueries sans patrie.

La dé- marche Turque de Mozart se joue en notes où, l'élégance est plus moyenâgeuse à quatre mains avec lesquelles, les maudites notes se chantent cris après cris de la sainte Vierge devenue vivante de son entièreté et, qui crissait sans plaidoirie blanche… « Jésus que ma noix de beurre ! »

Pour deux, je ne veux pas d'égrégore ni de prénommé Grégor, cette espèce de mac qui t'a imposé un mic-mac sans pour autant honorer ta mosquée féline ; mais, seulement le grès de tes seins d'ivoire, c'est l'autour d'ivoire ou mieux, d'y voir la tentation féerique comme seul sein Grall de ton cor à corps qui râle et crie des cris crus, montrant tes crocs dans la forêt où seuls, les fourrés sont francs du collier de perles de ta soie sauvage si raréfiées qu'elles méritent de se déjeter à l'eau rare, défiées.

Soie, donc sauvage comme l'eau de tes dunes offertes où peut l'épi féconder avec ou sang épines. Sois sûre sans censure que je trouverai(s) la bonne note ! Le lé de la couche est pour la laie d'Epicure qui te propose une pièce en quelques actes mais avec d'infinis tableaux à jamais indéfinissables… L'époux de la laie est le sang guidé par son allée…

La ballade, ode périmée dans l'amertume de tes montagnes bleues permettent d'ouvrir le bal dans ton corps de château-femme sous différents angles nantis de doigts à ongles à la limite de ton citron-lime vert comme un chant d'église païen. La chatte à l'eau ainsi ne se fane pas et le nain baladeur pas si petit roule sur ses deux boules comme des échasses pour t'atteindre, te teindre et t'éteindre. Ainsi, mieux rallumer le feu de forêt où le feu follet dont le ver luisant teinte ta nuit marine jusqu'à ce que le coquillage tinte au diapason de la grande Joute Marine de l'impact originel. « Chat(te) échaudé(e) craint l'offrande », mais l'eau originée de Laura se révèle dans un révélateur, où ya pas photo. Seulement, où le fat se prend pour un poteau froid.

Ravalateur de face Sade où se révèle l'actrice trismégiste comme Les Fleurs du Mal de Baudelaire. Sens-tu la peau de l'air sur la tienne comme ton souffle siffle si sûr dans la salle des jeux gothiques lorsque les jouteurs sont nus, car délarmés ?

Mais, c'est plutôt bien une image d'Epinal sur laquelle un gant de velours sied comme un appel du pied qui fait honte à n'importe quel téléphone sans fil. Si ton aura est cossue et tant cousue de fil blanc ton « L » de laura aura seule le « P » pirouette de l'alouette qui possède ton chant libre.

Ne me suis pas, laisse-toi guider comme le sage fait visiter l'archéo-forêt ancestrale comme tu es australe dans l'abord nébuleux puisque tes ailes sont cachées par le périmé. Le périmètre carré est sans ondes de choc ! Epouse donc le rond de ton âme-fille. File un bon coton-cocon-cossu pour te vêtir sans rester dans la file. A la queue leu leu vient du mot  «  loup » dans la sémantique. S'ils s'aiment en tic, ils auront toujours des Tuc pour la soif, du tact l'un pour l'autre, ils n'auront pas de toc et nul besoin de Tec pour se déplacer car ils se marcheront dans le cœur de l'un de l'autre en perdant seule la tête sans pour autant y perdre leur chemin individu- elle . Chaque « Je » peut être le « Tu » sans pour autant être indivis sans pour autant perpétrer le tue. Un abstiens ne vaut pas tue Laura ! Elle peut voler mieux si elle déplie ses ailes masquées par sa soif non ravivée…

Si tu vacilles ces jours derniers, cueille-en les deniers du Théâtre de la Monnaie et ne vacilles pas la branche sur laquelle je t'ai assise. Deux suffisent pour y faire une déclaration d'humour sans pour cela se perdre dans un rets comme un poisson sans sol, comme un poison seule. C'est le sel de la mer qui est important surtout quand les grands goélands épient la terre des Hommes qui ne se pensent, ne se penchent ne s'épanchent pas assez en sac à cascades de saccades. Je sais, la vie est un sac à dés ! Mais pose donc ton sac à dos pour y délier la dyade intime de la clé latine : le déclic tord le risque…

Les miettes sont des pierres azur pour dé-trouver ton chemin dans lequel tu ne traverses pas comme La Muette de Portici, le pêcheur napolitain préfère la pécheresse à la pêcheuse de sole si seule en ce sourd sursis si sûr et trop incertain de ton miroir sans tain où seul mon roide préfère l'odeur du teint de ton thym de ta garrigue sauf l'âge. L'effet fée sur l'ours, puisque tu as joué en voulant le -jouer, à postérieur- rit . Toutefois ton miroir en face de moi ne peut rester de glace à deux boules. Cornet ou galette, vas-tu savoir où t'asseoir ? Nul besoin d'un triptyque mais bien d'un diptyque. Je te crie dans un appeau sans vendre ta peau à n'importe quel ours fané de province car le tutu-danseur est fait. Il te ressemble et est revenu à « L ». « A » de l'arbre. « U » de nue. “R” de rat mais mieux de rage de vivre à ravir l'espace-instant. « A » comme la voyelle secrète qui sécrète un mot magique trop souvent permis, gale de l'épi-dermique où certains veaux jouent aux dés sur ton dos comme déjà cité dans un précédent bestiaire très intérieur irisé.

Mais penses-tu que Le Tsar Sultan t'attend ? La Star que j'assume être te sus-tendre. Le filet démaillé par le bâton du pèlerin qui permet te trouver ta route plissée quelque soit la saison ou les salaisons du jour te tente l'heure qui sera à la bon heur pour un bonheur heureux où la pluie des secondes ne règnent pas en minutes sans mini-lutte pour un oral repas où chaque fourchette peut nourrir la bouche de l'autre si la table éloigne trop les coudées franches de chacun. Il suffit de consulter sa carte intérieure. Pas besoin de GPS si la topographie personnelle est interne à chacun de Nous Deux, magagazine du courrier obsolète du cœur. L'idée c'est plutôt les gourés du chœur ! Et, il n'est pas tard-là pour une chemin semé de montagnes, à l'aube de réparation des cors d'échasses. La chasse à cour est ouverte ! Ta bogue ne peut ainsi reste bègue mais bien bénie pour un jour sans bornes… Vois-y bien clair, Laura sans t'éborgner sans Baume du Tigre légèrement mentholé. Ou bien, d'amante olé !

Si tu es ma Muse pour la musique de mes sons sensibles, semblent-ils salaces, tu ne t'en lasses pour t'enlacer seule sur la scène de la citrouille : le carrosse en cendres de Cendrillon t'as lassée là, lasse puisque tu n'étais pas dans le lot. Si trouille il y a, épouse donc le sucre de mes mots que butinerait l'abeille-femelle pour une simple mise à mâle, en simplement définissant la liberté de l'ARC en miel.

Je ne peux donc m'échapper de ta si sûre silice, comme le gage du suc de ton sol éventé épousant le camaïeu du mica. Eventrer le temps serait trépasser le repasdes gueux alors qu'il faut juste repasser par la case départ : c'est le starting-block qui permet d'échapper à la course et non le contraire !

Seule la marche engagée permet de croiser les pieds, aux tours des chevilles de l'autre pour y voir plus clair… C'est construire un meuble autour de tes sables mouvements.

Tenons et mortaises.

Tu peux en parler sur mon divan : cessants ennuis !

Pas de Risque à Javel

 

Bestiaire 5

Il ne sera pas utile d'être à six sur la branche. Etre là à deux suffit pour vivre dans la noblesse accueillante de l'arbre séculaire. Gargarisés, comme des hirondelles qui déferont doucement le printemps nous n'auront pas de risées, nous serons juste ce qu'il faut, pour féconder le sel, un peu gagas de l'un l'autre… Rangées sagement comme pour faire un seul rang droit, sage et ennuyeux alors que la vie devient orange s'elle remplace le citron-lime acide de tes peurs raisonnables . Seule une, se pique du vivre et sort de ce rangement barbare. Plus marine que les autres, c'est quasi l'orque de barbarie, cette espèce de limonaire qui fait chialer les amants naissants…

Elles se téléphonent en frotte à l'aide de leurs becs qui font du morse pour se cacher du censeur chrétien qui fait l'errant. Ainsi morcelées, elles sans fil la fée proximus, (qui en latin veut dire « le plus proche de… ») avant la lettre pour se tenir éveillées à la vivance des vers de bois humides et parfumés de légers pourrissements salvateurs. Elles s'échangent tout court un nouvel alpha-bête et, pour masquer, la révoltée que tu es, Laura, parmi ce paquet populaire, tu as écrit en luette codée le mot « cétacé ». Comme pour rejoindre la puissance abyssale de l'incommensurable énergie océane. L'espoir se prépare.

Si je te branche, sache que tu ne me scies pas ! T'offrir un vin rose l'espace d'apprendre le lent temps moins long, de prendre ta langue aimante. Ton ravin rose ruisselé de près comme un rare carrare ne me laisse pas de marbre veiné de bleu, j'ai de la veine qu'il me grise. Ici, en ce rut ravi tu ris sans rhum car j'ai rasé de près le pré de ton grain de riz qui n'est pas si chinois à dé- couvrir si l'on possède en sa poche l'Assimil Chinois-Laura. C'est toujours une affaire de langue… Il suffit que je fasse confiance à mes narines pour butiner sont mot coincé dans les pages roses du dictionnaire pour les expressions désuètes qui relèvent toutes du suaire de la pudeur hypocrite. Car le rare vin qui roule dans ton ravin n'a pas à sentir la rose rose racée. Comme racine, elle se mâchouille plus fort s'elle semble la rosse, ce vrai cheval de campagne si proche de l'odeur de ta ferme pour laquelle je fabrique ton lait à l'aide de ma baratte en bois dur. La rue, famille des rutacées, est l'autre mot pour désigné roquette, ce condiment fort. Feu de paille, de fourrés ou d'artifices nous pouvons fumer le rock quête, ensemble.

Toi tu possèdes le moule à peur. Moi, je ne possède que la matière grasse. Comment peut vivre le contenu sans son contenant ? Le temps d'arroser ton parterre, assise couchée ou debout. Ainsi t'auras droit Laura à mon Os car Peter sonne droit bien courbe courbé pour danser la danse de l'entrechat à ton bon endroit. Seul un habit rose t'habille nue dessous pour être plus vite devin en ton pays pénis par ce foutu Bacchus qui aiment plus fort encore les bacchanales. Mustélidé, ton blaireau se fouine à l'odeur comme quasi le rat… Rongeur le rat est un muridé. Ma mûre idée de ton hangar à bijoux est obsédée : choux, cailloux, poux, genoux, hiboux, joujoux. Sur mes genoux ton chou cache son caillou et j'aime le pou de ton hibou car c'est un vrai joujou.

Es-tu là, la lasse salace bien lisse sur le sofa, que je puisse te mirer. Sois brûlante, ne t'endors pas trop tôt sinon le chant de ton creux fera do do sol fa mi ré. Si la laine de ton petit mouton à quatre pattes chante dans les champs sacrés tu me portes aux nues : sois bêle et t'es toi.

Cherchant l'odeur musquée de ta sixte que je découvre à la seconde, prime. Avec toi je ne veux pas de tierce paire sonne mais bien les quartes. N'étant pas la sixième sur ma liste tu es cependant la septième merveille de ce bas-monde, pour toi, je n'ai pas le fer aumône mais dur et chaud dans ton essor. L'intervalle représentant ainsi le plus franc écart est l'octave. L'octave est ainsi l'acte de love que je livre aussi à la manière des ires rondelles en langage masqué. La canicule de ton petit lutrin à chansons légères se laisse aller sans sort mauvais. Le lutte-rein ne sera pas nécessaire pour laper la luge de tes jeux d'oie blanche de forêts siamoises. Ton chat gris sourit, crie l'écoute du butoir. Laura aimant la fête elle a mis sa paire Noël au balcon pour que je puisse mettre mon tison dans paquet dont le râble roux n'est pas au rabais. S'il neige à la Noël, il suffira de se démasquer les yeux pour mieux chercher les mains pour que chacun livre la soie de l'autre au creux de la lèvre chaude…

C'est bien là dès lors que je ne m'en fiche pas ! Si je t'enfiche en baisant la garde de tes secrets, sauras-tu peut-être à moins que sans doute tenir le courant de 220 révoltes ? Je ne planque pas mes boules, j'aime ta guirlande. Où vas-tu crécher le jour du sapin ? Sauras-tu élire ton Roi-Mage sans être vache avec toi ou te contenter d'un âne ?

Est-ce bien la peine de se tenir à carreaux ? Dans le jeu d'écarte, il y a 4 as : tous se valent sur la vallée du dur écho... Entends-tu l'écho de ton cri « crie » parmi le vide de tes montagnes gelées ? Où, cependant, quelques jacinthes d'hiver, aux parfums de sucre âcre, peuvent éclore encore à corps à ton accord en un temps record ? Le record de vit teste… La Reine à Valet son Roi si tu le piques assez avant de rejoindre le Trèfle de Racine. Dès fois, le trèfle parle de racines. Alors, il faut chercher l'as de Cœur ? Mâcher le corps en morceau peut recoudre la fatigue. Tu pe(a)ux aussi tenir le crachoir ... Si tu le presses bien il saura t'honorer du jeu de fontaine, je boirais de ton eau orale. Libre à toi ou non d'éveiller le petit Jésus pour qu'il te montre la voie, que par crainte elle te déjoue. C'est, ce qu'affirme maman !

Connais-tu l'anagramme de quelques mots rencontrés ? Si tu as la main baladeuse tu peux trouver le nain qui grossit à vue d'œil lorsque qu'il rencontre la peau de l'oursin quand il replie ses piques. Si tu rames dans la masse de tout ce qui est or c'est que tu ne veux pas t'attribuer de prix. Telle, est prix qu'il croyait prendre… La Roma Chanel s'écrit en verlan ainsi l'odeur de l'amour de Rome donne Amor ! Sais-tu rare Laura que tous les chemins ne mènent pas à l'arôme ? La géographie des corps étant la même dans chaque pays, pourtant. L'été te tamise comme un souffle de mes lèvres sur ton fleuve de cuivre dont les reflets sont plus beaux que n'importe quelle confiture de fruits rouges. La groseille rouge est ainsi l'inceste de la mûre. Tes couleurs sont la palette de mon dard qui est non éteint mais d'étain, dur et souple à la frotteuse.

L'horloge n'est pas mon fort et ses gardes que tu appelles « Minute » n'ont que dédain pour toi. Ecrire est pour moi une mature dont l'or est là, Laura livrée à ses peurs car j'ai pris de l'âge. Salut au taire n'est pas salutaire et c'est mieux de ne pas lutter tout en te terrant dans un trou d'y voir et que tes reins restent au rang pour décanter le vide.... Mais, tu n'as pas compris, malgré le mature et le nature qu'écrire n'est pas un simple jeu « Je » mais est une impossible affaire si le l'ébat-ventre le ventre le cœur l'émotion ne sont pas de la loi. Ecrire n'est pas un truc turc du rare qui ? Mais une expérience sur la longueur du temps de ton corps à cœur tentant.

L'angle de L a 90°, divisé en deux deviennent des angles complémentaires. Mon angle saillant est souvent aigu pour pénétrer l'obtus. Géométriquement, un angle à 69° permet de faire un écart de géométrie spatiale pour combler le vide dont les 21° s'emparent quand le dernier rempart est tombé et redeviennent des angles complètement terre.

Maintenant muette comme une taupe, tu te tortures dans un cil, anse de ton regard rentré. Mais tu as oublié l'ancrage historique qui te reviendra au galop d'une tortue : « Un jour, le verbe s'est fait chair. » Chou, Fleur, Amaretto, Crème, Glace…

Là où c'est réparti c'est que c'est toi Laura qui noies l'eau noire : car it is noisy to see que c'est toi Laura qui a trois points d'interrogations moi je n'en ai que un et je m'en exclame pour découvrir ton point final, ton petit point-virgule je m'en fais un point d'honneur sans point de suspension... En fait c'est ce qu'on appelle "le point à la ligne". C'est pêcher ou pécher ou bon endroit et, pour y vivre c'est mieux de Patriquer le péché. L'eau bénite est de mise ou non... L'église ? Le glisse de ton ventre ? Cette maison où l'encens sent, Satan l'habite ! C'est quand on possède le code secret que l'on peut agir de manière aiguë : « Choisissez quatre chiffres et rentrez votre pin. » 6996 Voulez-vous confirmer votre côte secrète ? 9669. Le code secret que vous avez choisi est le seul code qui couine dans les deux sens. Il ne sera pas utile de placer votre G à l'envers pour l'en-corps-dériver ! Tes désirs sont-ils désordre ? As-tu besoin d'air ? En effet un peu d'hélium sur le mot "motte" t'allégerait... As-tu besoin de prendre l'aire de l'aigle ? Laisse-là le mâle où il est et sois donc sa Reine, sa Musaraigne… Pourquoi la nausée abonde-t-elle si assise, adulée ? Tu gardes bien au chaud ta chair de poule : je n'aime pas laids hommes ! Tant que tu n'es pas un soufflé qui retombe, il n'y a pas de risques d'atomes de mimiques. Dès fois, le rut est un vrai tabac de gars...

Je suis toujours à l'écoutille de ton sous-marin. C'est le sourire qui prime quoique tu dentistes... Si ça te dit un jour de manger dans l'antre du loup il n'y a pas que le samedi peau-cible… En fait, il ne faut pas souffler dans la banane. C'est y vrai que les livres de recettes de nos grands-mères sont délicatement cachés dans une malle tenue secrète comme un secret qui sécrète la tentation ; un peu comme l'Enfer de la Bibliothèque Nationale. Et là, il ne s'agit pas d'électro-ménager, mais en fait, la banane du satyre s'aspire.

Encore, un désordre de syllabes !
Je t'embarrasse  ?
Me t'ai-je aussi ?

Pâte à Trique de Violoncelle

 

 

 

 

     

 

Nouvelles idées littéraires en gestation mentale 


• Les péchés capiteux de Jésus-Christ et de Marie,
recueil d'iconoclasies 

(recueil érotique)

• Confiture de fraises et judo d'abeilles :
névroses et mélasses biographiques



 

 

 

 

Le Corbeau et le Renard

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :

"Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. "

A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.

Le Renard s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. "
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus


Oulipien par le biais ?
Belle expérience littéraire !


Le Corbeau et le Renard de La Fontaine
dans une traduction argotique de Bernard Gelval
extrait de "Fables et récits en argots"
Editions Stars, Paris, 1945

Un pignouf de corbac sur un abri planqué
S'envoyait par la fiole un coulant barraqué.
Un goupil n'ayant eu qu'un cent d'clous pour bectance,
S'en vint lui dégoiser un tantinet jactance :
Salut, dab croasseur ! Lui bonnit-il d'autor.
En disant qu' t'es l' plus beau, j'ai pas peur d'avoir tort !
Si tu pousses la gueulante aussi bien qu't'es nippé,
T'es l' mecton à la r'dresse des mectons du boicqué ! "
A ces ragots guincheurs qui n'étaient pas mariolles,
Le corbac lui balance le roulant par la fiolle.
" Enlevé, c'est pesé, j'tai baisé, dit l'goupil.
Fais bien gaffe aux p'tits gonzes qui t'la font à l'estoc,
Et t'gazouillent par la couâne des bobards à l'esbroff. "



La Cigale et La Fourmi

La Cigale ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau .
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle .
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'Oût, foi d'animal,
Intérêt et principal.
La Fourmi n'est pas prêteuse;
C'est là son moindre défaut.
"Que faisiez-vous au temps chaud?
Dit-elle à cette emprunteuse.
--Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
--Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien ! dansez maintenant



Délires oulipiens sur des textes de poètes sérieux
par Patrick Fraselle


(D'abord facile, sans grand risque : avec les voyelles "a", "e", "i", "o", "u"
dans le désordre)

La Mygale et La Souris

La Mygale ayant fait l'Olympia,
Les Trois Baudets et
pléthore d'émissions de TiVi
toute la saison pour tisser
des bias 33 tours
se trouvait bien nue
quand les premiers flocons
envoyaient les coups de
butoir saisonniers à la porte de son cinq étoiles
en tulle où elle aimait régner
comme aragne de grenier.
Pas un criquet pas un Mac-Do
avec bons de réductions
sur le package
"Hamburger-frites-salade-andalouse-dessert"
pas de jambon-beurre mayo

ni de bolognaise parmesan basilic
Elle s'essaya à fredonner La Traviata
du Resto du Coeur chez
sa voisine la Souris,
la suppliant de lui prêter
un peu d'argent qu'elle avait à gauche
de ses morceaux de Gruyère, Gouda
et autre Stilton
jusqu'à son nouveau contrat
à "La Chance au Chanson",
chez Pascal Sevran
qu'elle lui supplia
Je vous dédicacerai
mon disque d'or
gloussait-elle
avec en surplus
tous les coffrets de
Spoutnik Truelle
de ma collection
privée personnelle
La Souris n'étant pas
prêteuse sur gaffes,
c'est sa grande qualité,
lui dit :
"Qu'est-ce tu foutais pendant la canicule
tote li d'journée ?"
Tutti i giorni
jusqu'à la nuit ?
J'écoutais Mythique Truelle
en me faisant du karaoké
sans avoir un seul hoquet
Son amie, Gale lui dit :
"Tu t'es rincé la glotte
avec ta nouvelle chaîne hi-fi
bin ti n'as ka
écouter les valses de Strauss
maintenant"



 

 



Tout premier texte publié
dans la revue " Mensuel 25
journal d'urgence tiré à blanc
Spécial Liège"
novembre/décembre 1979

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